Parcours d'André
André est né le 17 mars 1914 dans une famille pauvre avec une enfance qui n'a sûrement pas été des plus heureuses, des étés passés à travailler, à l'usine, ou à la pêche à pieds pour ramener quelques sous à la maison pour pouvoir manger. Vers 1930, il apprend le métier de boulanger à La Turballe puis à Saint Molf et déjà la maladie le rattrappe. Il est donc obligé de quitter ce métier, car la farine ne lui va pas. Il continue les petits boulots. En 1933, il rentre à l'usine de poissons Goyen. Vers 1939, il est mobilisé pour partir quelques mois au Maroc. Démobolisé, il rentre à la Turballe. André rencontre Fernande, et ils se marient le 3 octobre 1942. Puis en 1945, il devient concierge de l'usine. Après 4années de mariage, le 29 avril 1946, vient au monde leur premier enfant, une petite fille. La vie à l'usine continue jusqu'en 1954, année où l'usine Goyen doit fermer.
André, avec l'assistance de son directeur Monsieur Jules Bernard, Maire de la Turballe réussit à être employé en février au centre marin de Pen-Bron. Il effectue donc deux fois par jour, à vélo, la route Pen-Bron-La Turballe. Il partait de bonne heure, car son travail débutait certains matins à 4h00. Il est arrivé plusieurs fois qu'une chouette lui donne le bonjour sur le chemin. En novembre 1954, après 8mois de trajet à vélo, un logement lui est attribué à Pen Bron. Finie la galère! Le 3 janvier 1955, naît leur deuxième enfant, cette fois, un garçon. Ils ont tout pour être heureux, une fille, un gars, un travail sûr, pour une fois. Mais malheureusement, dans les années 60, plusieurs décès arrivent dans la famille, et comme on dit qu'un malheur n'arrive jamais seul, André cumule maladie sur maladie, arrêt de travail sur arrêt de travail.
André, petit homme très souvent malade, arrive quand même à sa retraite. En 1978, il quitte Pen Bron, et s'installe à la Turballe, rue de Canvel, dans la maison de ses beaux-parents. Et là, toujours avec plus ou moins d'accrocs avec la maladie, le couple arrive à fêter leurs 50 ans de mariage, avec leurs enfants et petits enfants.
Mais le 1er décembre 2003, bien qu'ayant essayé de les maintenir dans leur foyer, les enfants sont contraints de faire leur papa et maman à la maison de retraite de Piriac. André y connaitra joie, bonheur, mais aussi souffrance toujours. Cette fichue chose qu'on appelle la maladie, qui décidément se trouve bien avec lui et même l'accompagnera jusqu'au bout. Mais petit homme à fort tempérament, soupe au lait quelques fois, ronchon de temps en temps, il aura malgré tout réussi sa vie. 65 ans avec la même femme, 2 enfants, 6 petits-enfants et 8 arrières petits enfants. Je pense André qu'en ce jour du 30 décembre 2007, à 20 h00, tu avais le droit au repos éternel. Après une vie bien remplie de joies, de souffrances, de tristesse, mais malgé tout, nous espèrons de bonheur. Ta famille t'aime et ne t'oubliera jamais.
Au revoir, André.
Ce texte a été rédigé par ses enfants
Le 01/01/08